Mon ancienne imprimante HP après plus de 10 ans de bons et loyaux services ayant rendu l'âme, il a fallu que je me mette en quête d'un nouveau modèle fonctionnant obligatoirement sous GNU/Linux avec mes critères suivants :

  • Impression couleur recto-verso au format A4.
  • Prise Ethernet RJ45 pour fonctionnement en réseau filaire et avec un navigateur Internet car plus facile à piloter qu'en utilisant le petit écran de l'imprimante.
  • Encombrement acceptable pour aller sur mon bureau sans l'envahir.
  • Pilotes natifs et complets sous GNU/Linux : en effet, les pilotes natifs sous GNU/Linux se limitent très souvent au minimum syndical avec des fonctionnalités réservées sous Windows ou Apple... GRRR.
  • Possibilités d'utiliser des cartouches d'encre génériques pour réduire les coûts d'impression au maximum, ce qui élimine les imprimantes laser inadaptées à mon usage plus que modéré.
  • Prix raisonnable (moins de 200€) à l'achat.
  • Ni EPSON, suite à une mauvaise expérience passée, ni CANON car souvent le fonctionnement sous GNU/Linux est aléatoire.

Et bien je dois dire qu'au mois de novembre 2025, aucun modèle n'a eu mes faveurs d'office, loin de là...
Dommage que le projet d'imprimante ouverte Open Printer n'ait pas encore vu le jour car je pense que c'est le modèle que j'aurais choisi (suivant son prix toutefois mais j'accepterais de dépenser davantage pour une imprimante de ce type) : https://www.lesnumeriques.com/imprimante/cette-imprimante-open-source-fait-des-promesses-auxquelles-on-a-envie-de-croire-n243137.html. En tout cas, je vais suivre de près ce projet prometteur : https://www.crowdsupply.com/open-tools/open-printer.

Au final, il ne restait pas beaucoup de constructeurs en dehors de HP et Brother...

Concernant Brother, n'étant pas satisfait du support sous GNU/Linux de l'étiqueteuse QL-810W (voir cet article), je me suis finalement rabattu vers le modèle de HP 8134e alors qu'il ne cochait pas toutes les cases mais qui m'a semblé le moins pire et le plus adapté à mes besoins. Il faut dire qu'initialement mon choix s'était porté vers le modèle 8135e mais après pas mal de recherches, je n'ai trouvé aucune différence entre le modèle 8135e et 8134e, si ce n'est le prix. Du coup, j'ai pris la version 8134e à 99,90 € chez Darty car à ce prix-là, je pouvais bien faire quelques concessions malgré un gros point négatif.

Gros point négatif : les cartouches d'encre doivent posséder une puce d'origine HP, ce qui élimine pas mal de cartouches génériques (même si d'après ce que j'ai compris, on peut récupérer les anciennes puces des cartouches usagées). Le contournement (non testé à l'heure ou j'écris ces lignes) sera de remplir manuellement les cartouches d'origines à la seringue avec une solution de ce type : https://www.amazon.fr/gp/product/B0DJVNT1J6.

 

I- Installation sous Linux Mint 22.2

J'ai branché l'imprimante en réseau via la prise RJ45 et celle-ci a été reconnue directement comme une imprimante par mon ordinateur sous Linux Mint 22.2 : aucune installation à faire, c'est l'avantage de la connexion filaire en réseau. C'est très confortable. Le scanner a également été reconnu directement avec l'application "Simple-scan".

Après avoir balayé les adresses IP dans un terminal via la commande :
nmap -sP 192.168.1.*
J'ai pu récupérer l'adresse IP de l'imprimante pour accéder à son interface Web via mon navigateur Internet et là j'ai pu accéder à tous les paramétrages ainsi qu'à toutes ses fonctionnalités.

Comme habituellement, il a fallu procéder à l'alignement des têtes d'impression avec une page d'abord imprimée puis scannée.

L'application a demandé une mise à jour du firmware que j'ai acceptée bien qu'au courant que souvent ces mises à jour ont pour but de verrouiller davantage les machines (restriction concernant les cartouches génériques par exemple) mais j'en avais pris mon parti.

J'ai aussi refusé les premiers mois d'utilisation "gratuite" de l'offre Instant Ink car je préfère rester maître de mes achats et que mon besoin d'impression n'est pas vital et si urgent en cas de besoin.

II- Retours d'utilisation
  • Il y a un chargeur de documents pour numériser mais attention ça ne scanne pas le verso (si on veut cette fonctionnalité, il faut se tourner vers les modèles des séries 9130e plus onéreux et plus volumineux).
  • Numérisation Web : Impossible d'envoyer une numérisation directement pas courriel alors que le serveur SMTP est correctement renseigné... À creuser.
  • Numérisation Cloud : Apparemment il faut passer par les serveurs chez HP pour envoyer directement sur un cloud... Il faut donc se créer un compte chez HP et allez savoir ce qu'ils vont faire de nos données (IA and co...). Passer par un tiers enlève tout intérêt à cette fonction et nous fait perdre en indépendance (tout ce que je déteste). À creuser également.
  • Le programme HPLIP ne détecte pas cette imprimante... J'ai essayé en indiquant manuellement l'adresse IP, via CUPS mais sans succès. Après tout, HPLIP n'est peut-être pas nécessaire pour ce modèle vu qu'on peut passer par l'interface Web certainement plus complète.

 

III- Remplissage des cartouches

Pour rappel, j'ai acheté un kit de 4 bouteilles d'encre pour remplir les cartouches d'impression à 33 € : https://www.amazon.fr/gp/product/B0DJVNT1J6. J'ai fait ce choix car j'imprime assez peu et lorsque j'imprime il y a quasi systématiquement un nettoyage initial consommant pas mal d'encre. Du coup, une grosse partie de l'encre est "gaspillée".
À noter que les cartouches sont fabriquées en plastique noir totalement opaque alors que celles de mon ancienne imprimante HP étaient transparentes ce qui permettait d'évaluer le niveau directement à l'oeil nu : serait-ce un moyen mesquin de la part de HP de compliquer la vie des utilisateur⋅rices souhaitant s'exonérer de son écosystème captif (et lucratif) ... ? 

Tout d'abord, concernant ce kit, sachez qu'il est livré sans seringue et sans bouchon, ce qui est dommage car il faudra vous débrouiller pour vous en procurer... En effet pour remplir les cartouches, il est nécessaire de faire un trou de 3 mm pour y injecter l'encre et de le reboucher ensuite. J'ai donc fabriqué à l'imprimante 3D, des petits bouchons en TPU (fichier FreeCAD téléchargeable au bas de la page).

J'ai dû remplir les 3 cartouches couleurs de démarrage (avec une quantité initiale d'encre très basse...) au bout de 50 pages imprimées : du coup, j'ai injecté 6 ml dans chacune des cartouches de couleur.
Inconvénient : il n'est pas possible de ré-initialiser l'état des cartouches pour avoir une indication du niveau de remplissage correct → cela signifie qu'il va falloir estimer à la louche les niveaux d'encre pour les remplir régulièrement et éviter que les cartouches ne soient complètement à sec... On pourra se baser sur le rapport de l'imprimante pour savoir combien de pages ont été imprimées (accès direct : https://ip_imprimante/supportTools/reports) :

 Une des méthodes rapides pour déterminer le niveau de remplissage des cartouches serait de les peser précisément... À creuser...

TypeTailleModèleQuantité
d'encre
EstimationMasse
Noire Normale 924 12,5 ml 500 pages 40 g
Noire XL 924e 25 ml 1000 pages 40 g
Couleur Normale 924 5,5 ml 400 pages 40 g
Couleur XL 924e 9 ml 800 pages 40 g

  

À suivre...

 

Pièces jointes
bouchon remplissage cartouche.FCStd [21.85Ko]
Téléchargé Mardi 3 Mars 2026 par Webmestre