Reconnaissance vocale sous GNU/Linux
Contrairement à Windows et MacOS qui intègrent de façon native un logiciel de reconnaissance (Speech To Text) et de synthèse (Text To Speech) vocales, les systèmes sous GNU/Linux en sont généralement dépourvus. Mais la donne a changé depuis quelques temps et il existe plusieurs solutions fonctionnant en hors-ligne (ce qui me semble essentiel).
Il faut cependant avoir à l'esprit que cette reconnaissance demande quelques ressources matérielles surtout si l'on veut des outils performants.
Vocalinux :
→ Source : https://vocalinux.com/
C'est un petit nouveau qui a l'énorme avantage de s'installer facilement : il suffit de choisir les options lors de l'installation. L'inconvénient est que pour l'instant, l'interface est en anglais.
Il peut se lancer automatiquement au démarrage et lorsqu'il est actif, une icône l'indique dans la barre de tâche.
Il est possible de choisir son moteur (Vosk ou Whisper_cpp), le modèle (suggéré selon ses ressources matérielles selon que l'on privilégie la vitesse ou la précision) ainsi que la langue (autodétection possible).
Personnellement, je trouve que Vosk Medium (1,8 Go) donne de très bons résultats aussi bien en précision qu'en rapidité.
Scribéo:
→ Source : https://scribeo.forge.apps.education.fr/
Il s'agit d'un outil proposé par la Forge des Communs Numériques Éducatifs. Sa particularité est qu'il fonctionne en local directement dans son navigateur Internet après avoir été téléchargé (il faut donc une connexion Internet...).
Il existe 4 profils (tous basé sur Whisper) : Rapide (60 Mo), Équilibré (140 Mo, recommandé), Avancé (240 Mo) et Haute Fidélité (550 Mo).
Il est également possible de lui faire transcrire des fichiers audio et vidéo.
Comme il s'agit d'une application française, je trouve que la reconnaissance vocale est de meilleure qualité que Vocalinux avec pourtant le même modèle Whisper_base.
Personnellement, le profil Équilibré (basé sur Whisper base) est satisfaisant en terme de précision vue sa légèreté par rapport à Vosk utilisé dans Vocalinux.
Speech Note :
→ Source : https://flathub.org/apps/net.mkiol.SpeechNote
AVERTISSEMENT : uniquement pour des machines puissantes car cette application est très gourmande en ressources !!!
Cette application de reconnaissance vocale existe sous forme de paquet Flatpak et a le gros avantage de fonctionner en hors-ligne. Par contre, il va falloir d'abord installer Flatpak et indiquer le dépôt Flathub.L'inconvénient est le poids de cette application dû au format flatpak (plus de 9 Go installées et 4 Go à télécharger...).
Voici les commandes à exécuter :
sudo apt update
sudo apt install flatpak
sudo flatpak remote-add --if-not-exists flathub https://dl.flathub.org/repo/flathub.flatpakrepo
sudo flatpak install flathub net.mkiol.SpeechNote
Ensuite, il faudra au sein de l'application télécharger les fichiers de langue : "Vosk Large fr" pour la reconnaissance vocale (fichier très lourd mais qui permet une meilleure reconnaissance) et pour la synthèse vocale, j'ai choisi "Piper Jessica Medium Female".
Le modèle WhisperCpp_base_fr n'est pas très performant en terme de reconnaissance du français alors qu'il l'est dans Scribéo.
À noter : Il est possible de généré des sous-titre SRT directement avec indicateur de temps avec Speech Note.
Conclusion :
Voici mes conclusions pour une utilisation en français, sachant que je n'ai pas un accent "parisien" mais un accent du midi que certain⋅es diront assez prononcé 😉.
Si l'on cherche le meilleur rapport qualité/poids (intéressant pour des machines aux ressources limitées), je conseillerais d''utiliser Scribéo avec le profil Équilibré basé sur WisperCpp_fr. Par contre, il ne fonctionnera qu'à travers le navigateur.
Si l'on veut une intégration plus large, pour l'utiliser directement dans un traitement de texte par exemple, on utilisera Vocalinux mais avec Vosk Medium plus lourd que Whisper.
Concernant Speech Note, compte-tenu qu'il s'agit d'un paquet Flatpak et de sa lourdeur, je ne le conseillerais pas sauf si vous souhaitez tester différents moteurs de reconnaissance car son catalogue est très grand ou si vous souhaitez générer des sous-titres au format SRT pour des vidéos.
VPI, TBI, TNI, ENI : Applications pour tableau blanc interactif
En classe, avec le développement des Tableaux Blancs Interactifs (TBI), il est plus que nécessaire de disposer d'applications pour les exploiter au mieux.
Lors du choix de ces outils, à moins d'aimer devoir reconstruire de zéro ses documents pédagogiques, il vaudra mieux privilégier une application que l'on pourra ré-installer facilement en cas de changement de matériel (quel que soit le système d'exploitation utilisé : Windows, Apple ou GNU/Linux) ou d'école.
Il faut aussi penser à un fonctionnement hors-ligne, ne nécessitant pas obligatoirement de connexion Internet.
À ce jour, il n'y en a qu'une répondant à tous ces critères : il s'agit d'Openboard.
Pour configurer un VPI sous GNU/Linux, voir cette page spéciale créée par le projet NIRD : https://bidouilles.forge.apps.education.fr/nird/videoprojection.html
I- Application installée sur son ordinateur (connexion Internet non obligatoire)
OpenBoard est un logiciel libre servant de tableau blanc interactif dédié à l'enseignement. Il est l'héritier des projets Uniboard, Sankoré puis Open-Sankoré.
Site officiel : https://openboard.ch/
Voir cette page consacrée spécialement à OpenBoard : Openboard pour VPI, TBI, TNI, ENI
II- Applications en ligne (nécessitant une connexion Internet)
Communications via Internet
Page en lien avec la conférence du 16 mars 2026 à la MJC de Lézignan-Corbières portant sur les différents modes de communications via Internet.
On y trouvera le diaporama sous forme de carte mentale ayant servi de support ainsi qu'une vidéo (conçue avec le site https://polymny.studio/ ) explicitant ce diaporama.

Vidéo explicative :
Pour approfondir :
- Conférence précédente traitant des logiciels libres intitulée "Abandonner Windows pour son bien et celui de la planète" : https://ddcm11.org/index.php/agir/90-abandonner-windows-pour-son-bien-et-celui-de-la-planete
- "Attention à l'économie de l'attention" par Gee : https://framablog.org/2026/02/17/attention-a-leconomie-de-lattention/
- Les flux RSS et Atom : Utiliser les flux RSS et Atom pour faire de la veille
- Mastodon expliqué simplement par Romain Leclaire : https://www.romainleclaire.com/p/rejoindre-mastodon.html
- Refuser WhatsApp quand on "milite" (mais ça s'applique à l'ensemble des outils proposés par les GAFAM / MAGAM) : https://tutox.fr/2026/02/27/whatsapp-chez-les-militants-coup-de-gueule/
- Audition de M. Henri Verdier, ancien Ambassadeur pour le numérique et directeur général de la fondation Inria par la commission parlementaire "Dépendances structurelles et vulnérabilités dans le secteur du numérique" (les premières 1h20 du début) : https://videos.assemblee-nationale.fr/video.18435565_69b00684b06ed
- Article de Framasoft intitulé "Numérique : l’alternative ne viendra pas d’un champion européen, mais des communs" : https://framablog.org/2026/03/19/numerique-lalternative-ne-viendra-pas-dun-champion-europeen-mais-des-communs/
- Sécuriser SIGNAL, un guide à destination des militant⋅es : https://lagrappe.info/?Securiser-Signal-un-guide-a-destination-des-militant-es-1959
Utiliser DNS4EU pour filtrer l'équipement numérique des élèves
Voici une solution assez simple à mettre en œuvre selon moi pour protéger les connexions Internet à partir d'ordinateurs ou tablettes utilisées par les élèves (mais pas seulement).
Il s'agit de passer par le serveur DNS mis en place il y a quelques mois par l'Union européenne et intitulé DNS4EU. Il existe 5 profils d'utilisateur⋅rices (avec des niveaux de protection différents) dont un spécialement à destination des enfants avec filtrage du contenu et anti-pub.
Vous pouvez trouver une notice d'utilisation à cette adresse : https://joindns4.eu/hubfs/DNS4EU%20Guidelines/DNS4EU_Guidelines_for_French.pdf?hsLang=eu
Les adresses pour le filtrage "enfant" le plus élevé sont celles-ci (on peut les indiquer directement dans le routeur, ce qui évite d'avoir à les saisir sur tous les appareils) :
IPv4: 86.54.11.11
IPv6: 2a13:1001::86:54:11:11
DoH: https://child-noads.joindns4.eu/dns-query
DoT: child-noads.joindns4.eu
Site officiel (en anglais) : https://joindns4.eu/for-public
Pour info, il s'agit de la solution de filtrage désormais utilisée par Primtux en remplacement de l'ancien contrôle parental très gourmand en ressources.
[Primtux] Installation de Primtux 9
Aide-mémoire pour l'installation de Primtux 9 sur un PC ou un ordinateur portable (il s'agit d'une petite mise à jour de [Primtux] Installation de Primtux 8).
Je décris ici une installation "type" (selon mes critères 😉) de la version Primtux 9 bâtie à partir de Linux Mint 22.3 destinée à des machines ayant plus de 2 Go de mémoire vive (4 Go recommandé) et datant d'au moins 2010. Il s'agit de la version à privilégier à moins de disposer d'une machine poussive (moins de 2 Go de mémoire vive) pour laquelle la version i386 sera plus adaptée.
Site officiel de Primtux : https://primtux.fr.
Primtux, comme le bon vin, s'améliore d'année en année : catalogue d'application plus riche (en synergie avec le site Primaire de la Forge : https://primaire.forge.apps.education.fr/), PrimtuxMenu, etc. Un grand coup de chapeau à toute l'équipe de Stéphane Deudon.
On trouve toute la documentation utile sur le site https://documentation.primtux.fr : aussi bien pour l'installation par les administrateur⋅rices qu'un volet pédagogique pour l'exploitation en classe.
Pour la partie spécifique aux installations : https://documentation.primtux.fr/books/manuel-de-ladministrateur/chapter/installer-primtux
À noter : depuis Primtux 8, les noms des 4 comptes ont changé. Ainsi, l'ancien compte "administrateur" est devenu le compte "poe".
I. Récupération de Primtux et installation "basique" :
A- Clé USB de démarrage (clé de boot)
On récupère la version de Primtux qui nous intéresse sur le site principal : https://primtux.fr/telecharger-primtux/.
On copie l'iso téléchargée sur sa clé usb de démarrage (Easy2Boot ou Ventoy) : en général, c'est bien d'avoir les 2 car selon les ordinateurs, une marche mieux que l'autre. On vérifie bien l'intégrité de cette copie de l'iso avec le MD5SUM (impératif pour éviter des déconvenues !!!). Attention une clé Easy2Boot est assez ardue à préparer (il est même possible d'y intégrer Ventoy), par contre j'ai constaté qu'en général Easy2Boot marchait mieux (c'est utile si on a beaucoup d'installations à faire).
Attention pour certains ordinateurs verrouillés par les fabriquants comme loRdi région en Occitanie, on devra utiliser ReFind qu'il faudra installer sur une clé dédiée !!!
B- Installation
On démarre (boote) l'ordinateur sur la clé usb en appuyant sur les touches de démarrage (elles dépendent des ordinateurs mais souvent il s'agit des touches "F12", "Esc", "F1", "F2", "F8", "F9", ...). Si ça ne fonctionne pas, il faudra aller trafiquer dans le BIOS pour désactiver le "Secure Boot" ou autres options de démarrage (mais ce n'est pas l'objet de cette page). Une fois qu'on a démarré sur la clé USB, on installe en suivant les instructions qui s'affichent à l'écran. Pour ma part, je choisis toujours le clavier "Français occitan" pour disposer des majuscules accentuées et avec cédille ainsi que les voyelles accentuées de l'occitan.
C- Mise à jour du système
→ Indispensable pour disposer des dernières versions de paquets et corrections avec les commandes suivantes dans cet ordre :
sudo apt update
sudo apt upgrade
KDE Connect pour interagir entre son ordinateur et son ordiphone
Utilisant quotidiennement personnellement et professionnellement un ordinateur sous GNU/Linux et plus précisemment Linux Mint 22.3 (basée sur Ubuntu 24.04), je peux avoir besoin d'échanger des données avec mon ordiphone Xiaomi Mi 10 Lite 5G sous Android 11 ou de piloter mon ordinateur en me servant de l'ordiphone comme télécommande (par exemple pour faire défiler un diaporama lors d'une conférence). C'est là qu'intervient l'application KDE Connect qui est un incontournable pour ce genre de manipulations.
Ressources utiles :
- Page en français présentant de façon approfondie KDE Connect : https://userbase.kde.org/KDEConnect/fr
- Page officielle de KDE Connect : https://kdeconnect.kde.org/
- KDE Connect sur F-Droid : https://f-droid.org/fr/packages/org.kde.kdeconnect_tp/
Possibilités offertes par ce logiciel :
- partage de fichiers dans les 2 sens,
- partage de presse-papier dans les 2 sens,
- consultation et envoi de SMS à partir de l'ordinateur,
- pilotage à distance de son ordinateur à partir de son téléphone ainsi que contrôles multimédia et télécommande de présentation pour un diaporama,
- mise en sourdine des applications de l'ordinateur lors d'un appel entrant (comme lorsqu'on est connecté en bluetooth dans sa voiture),
- etc.
I- Installation de KDE Connect
L'installation sur les différents appareils se fait de façon classique.
- Sur son ordinateur (Debian et dérivés Ubuntu, Linux Mint,...), taper dans un terminal (mais on peut passer par la logithèque également) :
sudo apt install kdeconnect - Sur son ordiphone, en passant par F-Droid (ou le store de Google...), rechercher "KDE Connect" et l'installer.
II- Connexion avec ou sans réseau wifi environnant
IMPÉRATIF : Pour échanger, les 2 appareils doivent se trouver sur le même réseau Wifi ou Bluetooth !
Si les 2 appareils sont connectés sur le même réseau wifi, en général (sauf règles de proxy bloquantes) il n'y a aucun problème.
Mais comment faire lorsqu'il n'y a pas de réseau wifi ou lorsque le réseau wifi n'est pas "sûr" ? Et bien, ça peut également fonctionner en utilisant le partage de connexion de l'ordiphone. Et l'ordiphone n'a même pas besoin d'être connecté à Internet !
Et cela fonctionne également en faisant un partage de connexion Bluetooth !!! L'avantage est que si on a du mal à fonctionner en wifi, on pourra passer en Bluetooth ou vice-versa.
A- Procédure idéale (sans aucun problème) :
Extraire des données d'un fichier JSON vers un fichier Markdown
Dernièrement, j'ai voulu récupérer le texte contenu dans un fichier .json issu de Polymny Studio : il s'agissait des textes de chaque diapositive utilisés pour l'enregistrement audio des commentaires à l'aide du prompteur intégré.
Pour obtenir le fichier .json dans Polymny Studio, à partir de la page principale, il faut cliquer sur l'icône "Exporter la capsule" qui nous donne l'ensemble du contenu sous forme de fichier .zip à extraire. Ce zip contient un fichier intitulé "structure.json" :

Pour "parser" ce fichier, sous GNU/Linux il est nécessaire d'utiliser le programme "jq". Plus d'info sur l'utilisation de la commande jq ici : https://blog.stephane-robert.info/docs/admin-serveurs/linux/jq/
Pour obtenir le texte de chaque diapositive (slide) de notre capsule vidéo issue de Polymny Studio dans un fichier Markdown, dans un terminal, on va taper cette commande shell :
jq -r '[.structure[].slides[].prompt] | to_entries[] | "## PAGE \(.key+1)\n\n\(.value)\n" ' structure.json > sous-titres.md
Voici ce que donne le fichier Markdown obtenu "sous-titre.md" dans CodiMD (mais aussi dans LibreOffice à partir de la version 26.2 de février 2026) :
Remarque : on aurait pu également obtenir un fichier au format .txt en mettant comme nom de fichier "sous-titres.txt" au lieu de "sous-titres.md".
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